• ANNICK DE SOUZENELLE
    ANNICK DE SOUZENELLE
  • ANNICK DE SOUZENELLE
    Ecrivain d'inspiration jungienne car ses écrits s'inscrivent et s'inspirent de la psychologie jungienne, mieux nommée psychologie analytique.
  • ANNICK DE SOUZENELLE
    Après des études de mathématiques, Annick de Souzenelle a longtemps été infirmière anesthésiste, puis psychothérapeute.
    Anciennement catholique, elle se reconvertit à la religion orthodoxe, et apprend la théologie, ainsi que l'hébreu.
  • ANNICK DE SOUZENELLE
    Elle poursuit depuis une trentaine d'années un chemin spirituel d'essence judéo-chrétienne, ouvert aux autres traditions.
    Elle est l'auteur de nombreux ouvrages de spiritualité.
  • ANNICK DE SOUZENELLE
    Sa recherche s'inspire de la spiritualité cabaliste.
Les ouvrages d'Annick de Souzenelle

Les ouvrages d'Annick de Souzenelle

Découvrez chacun de ses ouvrages dont le plus connu
"Le Symbolisme du Corps Humain" édité en 1991 jusqu'au dernier "Le livre des guérisons" paru en Mai 2017 :

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Le livre des guérisons

Saint Jean l'évangéliste termine le témoignage qu'il nous donne de la vie de Jésus en ce monde en disant :
« Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses. Si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde pourrait contenir les livres qu'on écrirait ».
Certes, ce « beaucoup d'autres choses » concerne les innombrables merveilles que Jésus a accomplies durant sa vie parmi les siens, et qui toutes ne peuvent être relatées dans les limites du temps et de l'espace auxquelles est soumise l'écriture d'un livre, mais je suis très sensible aux « autres choses » qui, pour une autre raison, ne peuvent se dire ; celles-là ne s'écoulent pas dans le même espace-temps que le nôtre ; le Christ est « JE SUIS », il est l'Instant et en ce seul instant se déroulent de précieux évènements qui ne peuvent être dits ; ils se font « voir », comme dansant en filigrane derrière un mot, un petit détail apparemment insignifiant, mais qui précipite le lecteur attentif au cœur de l'évènement.
Pour les saisir, reprenons la belle image de l'ordre donné par Jésus à ses apôtres qui ont pêché toute la nuit sans prendre aucun poisson : « Jetez vos filets en eau profonde », leur dit-il, et les filets reviennent pleins à craquer.
Aujourd'hui nous avons à sortir de la nuit et à plonger, nous faire « hameçons », lettre Tsadé, pour saisir le secret des choses ; ces choses sont comme un « clin d'œil », un cri étouffé, ou un « silence parlant », semblable à celui que perçut le prophète Elie en haut de la montagne.
C'est aussi plonger dans les eaux d'En Haut que de gravir cette même montagne, celle de Horeb, l’« Epée », celle du Saint NOM au plus haut de nous-mêmes pour écouter la voix du Seigneur, ou bien nous agenouiller, comme Marie-Madeleine, la femme myrrhophore, aux pieds de Jésus.
Mais aujourd'hui c'est Jésus qui, en réponse au don de la femme, répand son parfum sur ceux et celles qui, avec elle, interrogent le Seigneur dans les Evangiles.
Car Jésus nous emmène alors « en ce lieu UN », El Maqom 'Ehad, du deuxième jour de la Genèse où Dieu convoque les eaux afin que là elles deviennent du sec ; ce sec est alors appelé « terre », Erets, c'est­ à-dire « ce qui est tiré », lettre Tsadé, à la « lumière », Or. 
Ce « vers un lieu UN », fait de trois NOMS divins, est le laboratoire divino-humain, la matrice de feu (baptême de l'Esprit) ou les eaux de l'inaccompli, en l'Homme, s'accomplissent ; elles deviennent du sec, une terre nouvelle, un champ de conscience plus haut, une connaissance autre, une lumière plus intense qui construit l'Arbre de la Connaissance dont j'ai précisé dans tous mes ouvrages qu'il est celui non du bien et du mal, mais de l'accompli et de l'encore inaccompli.
En ce laboratoire se dresse l'autel sur lequel est amené l'animal du sacrifice, soit une des énergies qui peuplent les eaux, une énergie démonisée qui dit son nom dans la maladie, l'accident ou toute autre épreuve, tous porteurs d'une demande d'intégration des daïmon.
Le Seigneur s'est incarné en ce monde pour « accomplir la loi », soit assumer le chemin de l'Homme, les trois baptêmes : ceux de l'eau, du feu de l'Esprit et du crâne.
Jésus a vécu son baptême d'eau dans le Jourdain et y a pris connaissance des énergies potentielles du grand 'Adam - l'humanité - dont tant, totalement dévoyées, s'exprimeront dans les maladies de tous ceux qui viendront implorer leur guérison auprès de Lui.
Remontant du Jourdain, Jésus a été béni par son Père, puis vérifié par le Satan ; c'est alors que, servi par les anges, il a commencé de conquérir leur Royaume en se mesurant aux démons de ces maladies et en les intégrant.
Plus tard, lorsque « tout est accompli » Jésus, au Golgotha - « lieu du crâne » en hébreu -, vivra ce dernier baptême qu'il évoque auparavant avec grande crainte.
Ayant assumé cependant ce grand œuvre en cette dernière matrice, Jésus ressuscite glorieux !
Je me suis exprimée dans mes autres ouvrages sur cette dernière étape de la vie de Jésus en ce monde, en laquelle il écrase la tête diabolique du Satan et libère l'humanité de son règne infernal ; je ne peux taire ici ce sujet fondamental ni cependant en dire plus tant ce mystère est grand ; à un moment la contemplation seule s'impose, et avec elle le silence.
Ma méditation aujourd'hui concerne l'étape du baptême de feu, celui de l'Esprit-Saint, vécue par Jésus.
Cette immersion dans le feu de l'amour divin est celle à laquelle le Seigneur a invité Nicodème, le priant de naître à nouveau, ce que le docteur en sciences religieuses n'a pas compris car il ne s'est trempé que dans l'écume de l’océan des Ecritures.
Jésus invite Nicodème à pénétrer l’océan même et pour cela, avec Noé par exemple, à pénétrer sa propre mère intérieure, sa 'Adamah, sous le symbole de l'arche et en elle à matricier l'Homme nouveau en intégrant ses animaux de l'âme ; sortant de l'arche et pouvant dire : « Tout est accompli », Noé, « ivre et nu », brûlé du feu de l'Esprit, entra dans sa « tente », 'Ohel, dais nuptial ou l'attendait son 'Elohim.
Pénétrer l’océan des Ecritures avec Nicodème, c'était encore inviter cet homme à ceindre ses reins et se laisser interroger par son Seigneur pour entrer en guerre Sainte en intégrant toutes ses énergies animales ; et plus tard à se ceindre plus fortement encore car il faudrait affronter les gardiens de la dernière porte, celle de la matrice du crâne... Tel fut le chemin de Job.
Dans le mythe grec, Œdipe, lui, comprit ce que voulait dire épouser sa mère et renaître d’elle ; il le fit en quatre étapes glorieuses dont la dernière le conduisit à Colone où - engloutissement ou assomption glorieuse ? nul ne le sait - il rejoignit les dieux...
Mais les exégètes du mythe, si grands universitaires fussent-ils, ont réduit ce récit à leurs propres catégories mentales encore aveugles, contrairement à Œdipe lui-même qui, rendu aveugle à cette écume, pénétra le dedans des choses !
A notre tour de pénétrer ce dedans des choses, et ici, le récit évangélique.
Car un jour que je méditais les Evangiles, je fus arrêtée sur celui de la guérison de la belle-mère de Pierre, comme s'il m'était demandé d'être plus attentive. Je ne dispose pas du récit araméen mais, pensant que l'hébreu en est très proche, je fis confiance aux traducteurs, confortée pour cela par André Chouraqui, cet inoubliable ami, lui-même traducteur des Evangiles en hébreu, et qui savait, eu égard au Premier Testament, le mot employé par Jésus dans le Second.
Voici cet Evangile :
Jésus vient à la maison de Pierre et voit sa belle­ mère couchée sur un lit car elle est saisie de fièvre ; il touche sa main et elle est guérie de la fièvre, et elle se levé et les sert.
En ce récit, le mot « fièvre », dit deux fois, nous fait un « clin d'œil ».
Qadahat en hébreu a pour racine le verbe Qadoah, « brûler ». Ecrit des mêmes lettres bien qu'en ordre inverse, le substantif Hedeq est une « épine », voire un « feu ». Ce feu est très présent dans le nom du Hideqel, celui de la troisième étape du fleuve UN divin de la Genèse, qui se partage en quatre tètes ; il prend sa source dans les eaux d'En Haut et descend vers les eaux d'En Bas, irriguant le chemin de l'Homme qui, lui, monte depuis ces eaux d'En Bas dans lesquelles en un premier temps l'Homme est comme noyé, jusqu'à sa floraison dans les eaux d'En Haut.
Le Hideqel est la part de ce feu de l'Esprit-Saint, donateur de vie, qui vient donner vie au prophète.
Ce dernier est celui qui, contrairement à Nicodème, a suivi l'invitation divine et est sorti de sa noyade dans la matrice d'eau des eaux d'En Bas ; il est prêt à épouser sa mère 'Adamah.
Celui-là qui est sorti de la confusion des eaux de l'inconscient peut « voir » ce qui s'y passe et en « prévoir » les conséquences.
Le prophète est alors saisi par l'Esprit-Saint, empoigné par lui qui le pique de son épine, le brûle de son feu et le fait se dresser pour dire quoi qu'il arrive les paroles du Verbe divin, ces paroles dussent-elles bouleverser les habitudes et renverser les installations les plus solides.
L'inverse de Hedeq, ce feu de l'Esprit-Saint, est le verbe Qadoah, racine de ce Qadahat qui est la « fièvre ».
La fièvre se révèle ainsi être un feu perverti, un feu qui brûle la personne dont le passionnel n'est pas sorti des eaux de l'inconscient. La brûlure du prophète verticalise la personne, la fièvre la renverse à l'horizontale, la maintenant couchée, malade. C'est ici le cas de la belle-mère de Pierre.
Qui est cette femme ? Entendons cette relation sociale en langage évangélique, celui de l'intériorité.
La belle-mère désigne la mère de l'épouse, soit la mère de Ishah, son espace matriciel, sa 'Adamah. La 'Adamah de Pierre est riche d'énergies potentielles de qualité animale qui se spiritualiseront et deviendront connaissance dans le travail de la matrice de feu. Au départ, elles sont douées de violence et ici de l’« ardeur » qu'exprime le substantif Hamot, celui-ci signifiant aussi « belle-mère » !
Cela ne veut-il pas dire, comme en un murmure, que Jésus arrivant à la maison de Pierre (pénétrant la maison intérieure de son disciple) voit son ardeur couchée (investie à l'horizontale, au service de l'inconscient) et saisie de fièvre (de feu destructeur).
L'ardeur de Pierre, sa brûlure, est celle d'un cœur incirconcis. Pierre est encore confondu avec ses animaux de l'âme.
Lorsque cet homme, généreux de nature, a rencontré Jésus, sa 'Adamah tout ardente (sa belle-mère) s'est enflammée car elle a rencontré celui dont elle porte en elle la Semence, et Pierre encore confondu avec elle s'est engagé follement à suivre le maître ; il a la fièvre le rendant capable de folles générosités dépassant l'ordre animal, celui de la désécurisation de tous ordres ; il quitte tout pour suivre Jésus - folles générosités non dénuées d'inattendues trahisons ...
En cette contradiction, le feu devient fièvre : une question est posée par le maître, il est le premier à répondre, le premier à se jeter à l'eau pour rejoindre celui qui vient vers lui marchant sur les eaux... mais il est pris de panique et s'enfonce !
« Homme de peu de foi, lui dit Jésus, pourquoi as-tu doute ? »
Dans l'ombre de l'apôtre se tapit la peur ! Et la peur fait se crever le ballon de l'enflure de ce moi encore si fragile !
Une autre fois, Jésus demande à ses disciples : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? »
Aussitôt, avant que quiconque ait pu s'exprimer, Pierre l'affirme : « Tu es le Christ ! » et Jésus le bénit. Mais tout aussitôt, Jésus annonçant son arrestation, ses souffrances, sa mort et sa résurrection, Pierre le reprend vivement, son cœur étant encore incapable d'entrer dans le mystère, et Jésus le repousse.
« Arrière de moi, Satan, lui dit-il, tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n'as que des pensées humaines »
Pierre est le premier à s'élancer, le premier à répondre, il est certain d'avoir la vérité, mais il n'a que des pensées humaines ! Et lorsque au jardin des Oliviers Jésus est arrêté, « Simon-Pierre qui avait une épée la tire et frappe le serviteur du souverain sacrificateur ; il lui coupe l'oreille droite ».
Pierre ne sait encore opposer à la violence que sa propre violence, celle de l'épée du monde ; il n’a pas atteint à l’Epée du Saint NOM.
« Remets ton épée au fourreau », lui dit Jésus qui invite l'inconscient à nommer son démon.
« Seigneur, dit encore Pierre, je suis prêt à aller avec toi en prison et à la mort ! » Fougueux Pierre au cœur capable d'extrêmes générosités mais ô combien ignorant encore la virulente présence de quelques monstres en lui.
« Pierre, je te le dis, répond Jésus, le coq ne chantera pas aujourd’hui que tu n’aies renié trois fois de me connaître. »
Et quelques siècles plus tard, les successeurs de l'apôtre s'identifiant à lui qui se croyait le premier de tous, ceux-là confondront le grand nom Pierre avec la Pierre d'angle sur laquelle seule le Seigneur a bâti son Eglise ; ils se déclareront alors seuls maîtres de l'Eglise, « ne pouvant ni se tromper ni nous tromper », comme je l’apprenais encore de mon catéchisme d’enfance !
Esprit de domination, de volonté de puissance, telle est l’ombre du généreux apôtre, qui le fait s'enfoncer dans les eaux de son inconsciente ‘Adamah ou la fièvre le tient couche.
Et comme au jour où Jésus vient le saisir et le tirer de sa noyade, le maître descend dans cette ombre, nous laisse entendre l'Evangile ; il rencontre ce redoutable démon et l'intègre. Celui qui se disait premier et prince se fait alors serviteur : Jésus touche la main de la belle-mère de Pierre et la fièvre la quitte ; elle se levé et le sert.
Dans la « main », Yad, de la « belle-mère », Hamot, de Pierre on peut voir le Yod soit la source de l’énergie contenue dans le Saint NOM, ici dans le NOM secret de Pierre, énergie de Hamot, l’ardeur de Pierre. Et le verser devient : Jésus touche la source de l'ardeur de Pierre, ou encore l'origine de l’énergie perverse. Jésus descend dans l'enfer de Pierre... et le guérit !
Mon émerveillement devant ce que je découvris dans le non-dit de cet Evangile m'amena à scruter les textes relatant les autres guérisons que Jésus a faites, à découvrir les démons de certaines maladies, et mes propres démons !
Il faudra aller plus loin vers les autres Evangiles car d'immenses richesses nous y attendent encore, j’en suis sure.
Nous nous sommes trop contentés jusqu'ici de surfer sur l'écume de l’océan d'amour du divin maître.
L'heure vient où il faut plonger dedans.
© Annick de Souzenelle.

 

Les ouvrages d'Annick de Souzenelle

Le livre des guérisons
Le Seigneur et le Satan - Au-delà du bien et du mal
Le Symbolisme Du Corps Humain Annick De Souzenelle
Annick De Souzenelle Trilogie
Va Vers Toi Annick De Souzenelle
Initiation Annick De Souzenelle
Egypte Interieure Annick De Souzenelle
La Lettre Chemin de Vie Annick De Souzenelle
La Parole Au Coeur Du Corps Annick De Souzenelle
Job Sur Le Chemin De La Lumiere Annick De Souzenelle
Le Feminin De L Etre Annick De Souzenelle
Oedipe Interieur Annick De Souzenelle
Manisfeste Pour Une Mutation Interieure Annick De Souzenelle
Arc Et La Fleche Annick De Souzenelle
Alliance Oubliee Annick De Souzenelle
Resonances Bibliques Annick De Souzenelle
Alliance De Feu Tome 1 Annick De Souzenelle
Alliance De Feu Tome 2 Annick De Souzenelle
Le Baiser De Dieu Annick De Souzenelle
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Cheminer Avec Ange Annick De Souzenelle